Louanges à Allah Seigneur des mondes, Paix et salut sur, le Dernier prophète, sa famille et ses compagnons

 

 QADIANISME / AHMADIYYA

ET L'ISLAM

 ETUDES ET ANALYSES

(1re Partie)

Hussein Selemani Kahinga

B.P. 3177 Bujumbura II

Burundi

Fax 00257 21 93 71

   Nairobi, Janvier 1997

 

  C O N T E N U

 1. Introduction 1-3

2. Qadianisme et ses origines 4-9

3. Qadianisme et l'Islam 10-13

4. La position des qadianis vis-à-vis de l'Islam

et des compagnons du Prophète Muhammad (p.s.s.l.) 14-18

5. L'Occident, l'Israël et le Qadianisme 19

6. La position des musulmans vis-à-vis

des qadianis 20

7. Bibliographie 21.

  

 AU NOM D'ALLAH ET TOUT MISERICORDIEUX LE TRES MISERICORDIEUX

 Louanges à Allah Seigneur des mondes, Paix et salut sur,

le Dernier prophète, sa famille et ses compagnons

1. Introduction

La seconde moitié du 19è siècle a été jalonnée par un fait remarquable dans l'histoire de l'Islam. En effet, les forces ennemies ont réussi à introduire deux mouvements en vue de désorienter les musulmans et de saper leur unité.

Ces deux mouvements sont le Qadianisme, une création britannique et le Bahaisme, une création russo-britannique.

Le but de la création de ces deux mouvements était de contrer la progression de l'Islam dans le sous-continent indo-pakistanais et d'anéantir l'esprit du Jihad.

Des moyens tant humains que matériels ne furent pas épargnés pour atteindre l'objectif et des privilèges administratifs et éducatifs accordés aux responsables et adhérents.

La collaboration entre Britanniques et Juifs fut installée. Arguments et littératures mis à leur disposition. Rien ne fut négligé. De Londres à Jérusalem, le soutien fut total pour le succès. Hélas, les forces ennemies à l'Islam se coalisèrent de nouveau.

Mais à côté des motifs purement politiques, il faut noter que les Anglais tenaient à une colonisation effective de l'Inde et du Pakistan actuels. Il y a aussi l'antagonisme d'antan entre Juifs et Musulmans d'une part, et d'autre part l'Islam est perçu comme un danger à la civilisation occidentale.

Dans les fonds du Penjab (en Inde) surgit un homme Mirza Ghulam Qadiani. Il se proclama prophète et fut investi de la mission de continuer l'oeuvre de Muhammad (Paix et salut de Dieu sur lui).

"Dieu a envoyé Muhammad en Arabie à l'époque de la dégradation des moeurs. Après Muhammad, Dieu trouva la nécessité d'envoyer un autre prophète et commissionna Mirza de conduire les musulmans".

Le nationalisme dominant (chez la plupart d'Indiens), ils ravivèrent les anciennes croyances en Rama, Krishna, Védas, Gita et Ramayana.

   L'impérialisme britannique réussit à s'établir et à dominer les corps et les esprits. L'idée du Jihad fut combattue par les Indiens eux-mêmes. Le mal rongeait leur foi.

"La majorité de ceux qui adhèrent à mon secte sont ceux qui ont un rang dans la cour britannique (des riches et leurs servants) et ceux qui ont été éduqués dans le système britannique" (Tabligh-i-Risalat. Vol.II p. 18, par Qasim Ali Qadiani)

Leur foi dans la mission de Muhammad s'estompa parce qu'ils tenaient à établir leur propre califat. Mecque et Médine devinrent seulement deux anciennes saintes cités.

Chaque Qadian indien ou pakistanais aime le mouvement parce que c'est une innovation indienne.

Déclarés non-musulmans par décret du Parlement Pakistanais nombre d'entre eux quittèrent le Pakistan, pour s'installer au Ghana, bien entendu, avec l'aide britannique.

Ils eurent ainsi leur quartier général à Saltpond, dans l'Ouest du Ghana.

Profitant de l'inexistence des écoles musulmanes, de la littérature islamique en anglais et dans les langues locales, ils se présentèrent comme "musulmans modernistes et progressistes", tout en taxant les sunnites de rétrogrades.

A travers leur rôle de pseudo-éducateurs, et par le biais de leurs écoles et hôpitaux, ils tentent de détruire la foi des musulmans qui fréquentent leurs institutions. Ils se caractérisent aussi par leur tendance à se faufiler dans le secteur gouvernemental et les milieux bourgeois, tout en cherchant à éveiller des sentiments nationalistes dans la société au sein de laquelle ils travaillent.

A partir du Ghana, le Qadianisme a dirigé ses tentacules vénimeux vers beaucoup d'autres pays africains, profitant de l'ignorance des gens de l'Islam. L'Europe, pour sa part, n'est pas épargnée, à la seule différence que là, ses adeptes ne peuvent s'attendre à de trop grandes réussites, compte tenu du niveau d'alphabétisation élevé, par rapport à celui des Africains démunis.

Des fonds sont envoyés de Haïfa (en Israël) et de Londres (en Angleterre) pour financer la campagne qadiane.

Nous verrons que les musulmans rejettent la foi qadiane en la qualifiant de trompeuse alors que les qadianis se déclarent musulmans.

Il est de notre devoir d'éclairer l'opinion des nombreux qui sont encore dans les ténèbres et qui n'arrivent pas encore à distinguer le vrai du faux.

Puisse Allah le Bien-Guidé nous éclairer la voie et nous aider à distinguer le vrai du faux.

 
2. Le Qadianisme et ses origines

C'est au cours d'une réunion à Londres que les Britanniques décidèrent la création d'une force capable de lutter contre l'influence musulmane parce qu'à leurs yeux l'Islam présentait un danger. La stratégie fut arrêtée. Il faut attaquer l'Islam de l'intérieur. C'est-à-dire créer des forces anatagonistes qui rongeront les principes de base dont celui du Jihad ainsi confusion et désintégration s'en suivront.

Deux pôles ont été jugés nécessaires pour la campagne: l'Inde et l'Iran.

En Inde, celui qui dérangeait plus les britanniques, c'était Ghulam Ahmad Qadiani et en Iran, Mirza Hussain alias Bahaullah d'où le Qadianisme et le Bahaïsme. Buhaullah proclamera plus tard que le Coran était abrogé par son livre et sa présence rendait caduque celle de Muhammad (P.s.s.l). Ces deux hommes furent préparés à jouer leurs rôles : se présenter comme prophètes et anéantir l'esprit du Jihad, c'est-à-dire celui de la propagation de l'Islam.

Grâce à des moyens mis à leur disposition, leurs statuts socio-politico-économiques changèrent brusquement. Cela influença leur ascendance sur le plan religieux. Au départ, ils étaient des employés avec des maigres salaires.

Ghulam Ahmad Qadiani est né en 1893 dans la ville de Qadiani dans le Penjab (Inde); son père Ghulam Murtaza avait de bonnes relations avec le Gouvernement anglais. Son caste est Mughal Barlas et ses parents sont originaires de Samarqand. Son grand père s'appelait Ata Muhammad. Il a étudié l'arabe, le urdu et la loi. Quand il avait commencé à travailler, il avait un salaire de 15 rupies.

Dans une magazine qadiani (Review of Qadian), il est écrit que Ghulam Ahmad Qadiani souffrait de l'hypochondria et que la maladie était héréditaire au sein de sa famille (Siratul Mahdi par Bashir Ahmad fils de Mirza Ghulam.)

Abu Ali Sina (Avicenna) décrit dans son livre "Alqanum" que l'hypochondria est une maladie qui fait que l'imagination et les idées changent continuellement dû à la peur et au dérangement. Cela affecte le cerveau et le patient grandit mentalement en désordre.

Allama Burhannuddin le dit dans son commentaire : "Le patient se considère omniscient et pense de temps en temps qu'il est un ange". La maladie se développe plus tard en hallucinations et fantasmes et le patient se proclame rénovateur.

 Son fils et le 2è successeur décrivant le caractère de son père; dit : "L'Opium est largement utilisé en médecine à tel point que mon père disait que l'opium est la moitié de la science médicale. Pour ses effets thérapeutiques, l'opium est permis. Il n'y a pas d'interdiction en cela. Mon père préparait à base de l'opium un médicament appelé "Tiryaq-i-llahi" sous la guidance et la supervision de Dieu. Il le donnait à son premier lieutenant Noor-ud-Din. Il l'utilisait aussi fréquemment pour soulager ses différentes maladies (Mahmood Ahmad dans "Alfadl du 10/10/1929)

Ainsi dans ses écrits, on trouve des contradictions. Il allait jusqu'à changer sa biographie soi-disant que cela lui était révélé par Dieu. Psychologiquement, il était touché mais aussi physiquement. Il écrivit dans plusieurs de ses publications :
 

  • "Je souffre des maladies de nerfs et pour cette raison je ne supporte pas le froid et la pluie" (Maktoo-bat-i-Ahmadiyya vol 5 nE 2.)
  •  "J'ai une très mauvaise mémoire. Je peux rencontrer une personne plusieurs fois mais après je ne m'en souviens plus. Cette situation a atteint un niveau au-delà de la description" ( Maktoo-bat-il Ahmadiyya vol 5 nE 2)
  • "Je suis un chronique patient" (Nasim-i-Dawat p. 68)
  • "Je souffre des maladies de telle sorte que je ne peux pas prier étant débout. Parfois je suis contraint de raccourcir mes prières. Pour le moment ma condition ne me permet pas de prier étant débout" (Maktoo-bat-i-Ahmadiyya vol p.88)

Ghulam Ahmad est apparu au début comme un défenseur de l'Islam. Quand il a quitté son service à Salkot, il était sans emploi. Il commença alors à lire les livres hindous et chrétiens. A cette époque, les discussions dogmatiques et débats entre les religions étaient en vogue. Savants hindous, chrétiens et musulmans se rencontraient pour les débats.

Les savants musulmans qui participaient à ces débats étaient beaucoup respectés par les croyants. Ainsi, ils pourvoyaient matériellement et financièrement à leurs besoins pour leur permettre de consacrer tout leur temps à la religion. Ghulam Ahmad trouva dans cette activité une facilité et en profita pour gagner des biens matériels et se faire une image dans la société. Sa première démarche fut de s'attaquer aux Hindous. Il publia quelques articles contre l'hindouisme. Ensuite, il s'attaqua aux chrétiens. Les musulmans lui envoyèrent des fonds d'encouragement, c'était entre 1877-1878. (Tabligh-i-Risalat vol p.1-2 et 706)

C'est alors qu'il annonça avec pompe qu'il va écrire un livre en 50 volumes dans lequel, il répondra à toutes les critiques formulées contre l'Islam. Il était du devoir des musulmans de le soutenir financièrement dans son combat.

A cette époque-là, produire 50 volumes n'était pas une chose facile. Les croyants le considéraient déjà comme un grand érudit. Des fonds lui furent envoyés pour la publication de son livre. Il publia alors :

  • Le premier volume Baraheen-i-Ahmadiyya en 1880.
  • Le deuxième volume en 1882.
  • Le troisième volume en 1884.

Déjà à l'apparition du troisième volume, les contribuables furent étonnés de lire qu'au lieu des attaques contre les ennemis de l'Islam, il ne remplissait des pages que de ses miracles et éloges. Il louait les bienfaits de l'impérialisme britannique. Notez aussi qu'il n'a pas dépassé le 5è volume.
 

  • "Je (Mirza) crois en toutes ces choses qui font partie de la croyance islamique et comme telle est la croyance des sunnis. Je crois en tous ces faits qui sont prouvés par le Coran et les Hadiths et après l'irrévocable message du prophète Muhammad (p.s.s.l.), je considère tout prétendu prophète et son message étant faux et contre l'Islam. Je crois que la révélation du message commença avec Adam (A.S) et aboutit avec le Prophète Muhammad (p.s.s.l)" (Tabligh-i Risalat p.20,Mirza Ghulam Ahmad.)
  • "...J'ai dit à plusieurs reprises avec ces paroles que je récite sont complètement et irrévocablement la parole de Dieu... comme Moïse et Jésus et David et Muhammad (p.s.s.l.). Je dis la vérité..." (Roohani Khazain vol.19 p.96.)
  • "Le vrai Dieu est celui qui envoya son messager à Qadiani". (Roohani Khazain vol 10 p.231)
  • "Je déclare que je suis un Messager et un Prophète". (Joumal Badr du 5/03/1908, Mirza Ghulam Ahmad.)
  • "Comment peut-il m'être permis de sortir du cadre de l'Islam et de joindre la partie des incroyants, en me déclarant prophète". (Hamamatul Bushra p.96, Mirza Ghulam Ahmad)
  • "..Combien ridicule et fausse est cette croyance qu'il faut penser qu'après le prophète Muhammad (p.s.s.l.), la porte des révélations de Dieu, a été fermée et, à l'avenir, il n'y a pas d'espoir (qu'elle s'ouvre) avant le Jour du Jugement. Adorez seulement les histoires (des jours passés)... Je jure par Dieu que durant cette époque, il n'y aura personne plus agacé de cette religion que moi. Je nomme une telle religion satanique plutôt qu'envoyée du ciel" (Zamina Braheen-e Ahmadiyya 5è partie p.183.)
  • "Sauf les enfants des prostituées dont les coeurs ont été scellés par Dieu, tous les autres ont accepté ma condition de prophète" (Aina-e-Kalamat-e-Islam p.547, Mirza Ghulam Ahmad.)

On peut lire autant d'autres contradictions dans ses écrits. Ce qui explique la nature complexe de Mirza Ghulam.

Connaissant en lui cette faiblesse, les Britanniques placèrent dans sa tête l'idée qu'il avait une mission et qu'il était un rophète. Dans un article publié dans le "qadian paper" Ghulam Ahmad se proclama prophète et proféra des insultes à l'encontre de 'Islam, le Prophète Muhammad et ses compagnons.

Les musulmans réagirent mais la répression britannique était bien organisée pour lui permettre de continuer à enseigner sa nouvelle foi. Il incita ses membres à sacrifier leurs biens et leurs personnes au service de l'impérialisme britannique. Dans ses livres, on lit :

  • "Je remercie Allah, le Tout-puissant qui m'a donné un abri à l'ombre des bénédictions britanniques et grâce à leur protection, je suis capable de travailler et de prêcher. Ainsi, il est du devoir des sujets de remercier ce bienfaisant gouvernement. Plus particulièrement, il incombe à moi d'exprimer ma profonde satisfaction. Ma mission serait vouée à l'échec n'eût été la bénédiction du gouvernement de Sa Majesté l'Empereur de l'Inde (Pétition de Ghulam Ahmad au Vice-Roi p.7, Tabligh Risala par Qasim Qadian.)

Comment les Qadianis ne pouvaient pas leur obéir alors qu'ils sont les produits de leur machination ? Jusqu'à ce jour des facilités leur sont accordées dans beaucoup de domaines : éducation, commerce, agriculture et industrie. Ce qui explique leur nombre considérable en Angleterre. Ils reçoivent des dons des gouvernements anglais et israéliens dans leur propagande.

  • "J'ai rempli les rayons avec des livres dans lesquels, j'ai écrit pour le compte des Britanniques, sur l'abrogation du Jihad auquel beaucoup de musulmans croyaient. Cela est un grand service pour le gouvernement. Ainsi j'espère recevoir un cadeau approprié" (lettre adressée par Ghulam au Gouvernement britannique, Zarurat-ul-Imlam p.23, Tohafa Qaisariyyah p.27.)

 

3. Qadianisme et l'Islam

 Beaucoup sont ceux qui croient que le qadianisme est un des sectes de l'Islam. Nous discuteront ici du comportement des qadianis vis-à-vis des musulmans et de l'Islam et démontrerons que le qadianisme n'a pas de relation avec l'Islam sur le fond même de la religion enseignée par Muhammad (p.s.s.l.) il y a 14 siècles.

Le Prophète d'Allah a dit :

"Le dernier jour n'arrivera pas tant que trois anti-Christ n'apparaissent et chacun se déclarera messager d'Allah".

Dans un autre hadith, il dit :

"Je suis le dernier des prophètes. Il n'y aura absolument pas d'autre après moi".

Le prophète d'Allah qui ne parlait pas de ses propres sentiments ni désirs mais des révélations dictées par Allah, prédisait ce qui allait se passer après lui. Le premier anti-Christ au premier siècle de l'Islam était Musailma le menteur. Il a prétendu continuer l'oeuvre de Muhammad (p.s.s.l.). Ghulam Ahmad le prophète Qadiani et fondateur du mouvement disait :

"Celui qui ne croit pas en moi, ne croit pas en Dieu, et en son prophète Muhammad". (Haqiqat-ul-wahi p.163)

Son fils et le 2ème calife Qadiani écrivait lui aussi : "Un homme me rencontra à Lucknow et me demanda : "Est-il vrai que vous considérez comme hérétique tout musulman qui ne croit pas au Qadianisme ?". Je répondis : "Qui ! sans doute nous vous considérons infidèles". L'homme était surpris et en est resté éberlué" (Anwar-ul-khilaafat p.92)

Quant à Bashir Ahmad, le 2ème fils de Ghulam disait avec insolence :

"Tous ceux qui croient en Moise et ne croient pas en Jésus ou ne croient pas en Muhammad (p.s.s.l.) sont infidèles. De même celui qui ne croit pas en Ghulam Ahmad est un infidèle et il est en dehors l'Islam" (Kalimat-ul-fasl par Bashir fils de Ghulam Ahmad)

Les enseignements qadianis interdisent à leurs adeptes de prier derrière les imams musulmans pour la raison qu'il se considèrent purs et que les musulmans sont des sots, des bâtards et n'entreront pas au paradis. S'il arrive à un qadiani de prier derrière un Imam musulman, il refait sa prière une fois chez lui".

J'ai reçu une révélation. Allah dit :

  • "Celui qui ne vous suit pas et ne prête pas serment ou s'oppose à vous, s'oppose sûrement à Allah et à son prophète et entrera en enfer" (Akhbar-ul-Khiyar par Ghulam Ahmad p.8.)

Lorsqu'un musulman meurt, le Qadiani ne prie pas pour lui. Il en est de même pour le mariage.

  • "Il est permis d'épouser les filles musulmanes, Hindoues ou Sikhs mais il n'est pas permis de leur donner nos filles" (Alfadl du 18/02/1930)

Dans une publication de "Alfadl" du 06 Septembre 1930, il a été annoncé l'expulsion de cinq personnes pour le crime d'avoir marié leurs filles à des musulmans. L'ordre était libellé en ces termes:

  • "Sous ordre du Commandant de fidèles, le second calife du Messie (Que Dieu l'assiste), les suivants sont exclus du mouvement. Il est demandé aux croyants de les boycotter".

 A l'occasion Bashir déclara :

  •  "Nos prières sont différentes. Le mariage de nos filles avec eux est illégal. Prières funèbres pour leurs morts interdites. Ainsi qu'est-ce qui reste entre nous et eux ?".Un qadiani écrit dans son livre et il est cité par Yussuf Qadiani dans "An-Nabuwwa fil-Ilham": Que Dieu a dit à Ghulam Ahmad : "Celui m'aime et m'obéit, il devient de son devoir de vous suivre et de croire en votre mission autrement, il ne restera pas Mon amoureux mais Mon ennemi. Si les incroyants n'acceptent pas cela et qu'ils vous combattent, Nous les punirons sévèrement et Nous avons préparé pour eux le feu éternel comme asile"(An-Nabuwwa fil-Ilham p.40)

D'après Yussuf Qadiani, Dieu a expliqué clairement que si un homme ne croit pas en Ghulam, il est infidèle et que sa récompense est le feu éternel.

Mahmoud Ahmad fils de Ghulam raconte son voyage à la Mecque ainsi :

"En 1912, je suis parti pour l'Egypte et de là pour la Mecque. A Jeddah, ma grand-mère maternelle me rejoignit. Ensemble, nous nous dirigeâmes à la Mecque.

Au premier jour pendant le tour de la Ka'aba l'heure de prière arriva. Je voulais m'éloigner de la Ka'aba mais les sorties étaient bloquées par la foule. La prière commença. Ma grand-mère me demanda de me joindre à d'autres. Ce que nous avons fait et nous avons prié. Quand nous rentrâmes à la maison, nous nous sommes dit : "Prions pour Dieu car la prière faite derrière un non qadiani n'est pas acceptée". Ainsi nous refaisions nos prières. Occasionnellement nous organisions nos prières après la prière congrégationnelle.

 Nous nous levions pour une prière de notre secte. Quelquefois les non-qadianis, sans le savoir, se joignaient".

Le fils de l'Imam et Calife qadiani a dit : "Tous ceux qui ne croient pas en Ghulam sont des infidèles même si l'appel qadiani ne leur est pas parvenu, ils ne peuvent pas se marier à nos filles.

Mahmoud Ahmad dans son livre dit : "Il n'est pas autorisé pour un qadiani (et cela est un ordre) de donner sa fille en mariage à un non qadiani et cela est un ordre du Messie promis Mirza Ghulam Qadiani". (Barka-i-Khilafah p.75)

 

4. Position des Qadianis vis-à-vis de l'Islam et des compagnons du Prophète Muhammad (p.s.s.l.)

Mirza Ghulam Qadiani considérait comme ridicule, absurde et insensé l'estime que les musulmans avaient à l'égard de pieux compagnons du Prophète Muhammad (p.s.s.l.).

L'Islam accorde une place importante à ces vaillants, porte-étendards de la religion. Ils se sont donnés corps et âmes pour le triomphe et la propagation de la pure tradition prophétique. Grâce à l'aide d'Allah, à la volonté, au courage et à la détermination des pionniers, l'Islam a atteint des territoires lointains dans un temps inégalé dans l'histoire de l'humanité.

Mirza Ghulam se disait supérieur à tous ces vaillants et nobles: Aboubakar (R.A), Omar (R.A), Ousman (R.A) et Ali (R.A). Les musulmans ont des peines à croire en l'Islam de celui qui se proclame le meilleur de tous les fils d'Adam et de leurs Leaders. Les qadianis rejettent aussi certains principes de base de la foi islamique. A propos d'Aboubakar et de Omar (R.A); le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit :

  • "Aboubakar et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les prophètes et messagers d'Allah" (Tirmidhi, Ibn Maja, Tabaqat, Ibn Saad, Musnad de Ahmad.)
  • Il dit encore : "s'il devrait y avoir un prophète après moi, ça aurait été Omar". (Tirmidhi et Ahmad)
  • "De tout le peuple, celui qui m'était proche par sa compagnie et par sa richesse, le premier était Aboubakar. Si je devais choisir un compagnon, je prendrai Aboubakar..."(Bukhari,Muslim,Tirmidhi,Ibn Maja,Musnad Drimi,Ahmad, Tabaqat)
  • "Allah a placé la vérité sur la langue et dans le coeur de Omar". (Abou Daoud, Tirmidhi, Ibn M'aja, Ahmad et Ibn Saad)

Nous mentionnons dans cette partie les déclarations des Qadianis sur certains compagnons du Prophète Muhammad (p.s.s.l).

  • "Sans doute, de tous les pieux nés dans la communauté de Muhammad (p.s.s.l), personne n'est comparable à moi".
  • "Je suis le Messie à propos de qui, ibn Seereen a répondit ainsi à cette question : "A-t-il le statut de Aboubakar ?" Qui est Aboubakar en comparaison ? Il est de l'autre côté meilleur que certains prophètes". (Meyar-ul-akhbar cité dans Tabligh-i-Risalat par Ghulam Ahmad)
  • "Le statut de Aboubakar a été atteint par des centaines dans la communauté de Muhammad". (Haqiqat-un-Nabuwwa p.152 par Mahmud Ahmad)
  • "J'ai entendu un des missionnaires qadianis qui était un membre de la progéniture de Mirza Ghulam Ahmad dire :"Quelle est la comparaison entre Aboubakar et Omar à Ghulam Ahmad ? Des deux ne méritent même de transporter ses souliers". (Al Mehdi nE304 p.57 de Muhammad Hussain Qadian)
  • "Ils sont irrités contre moi comme je donne préférence à moi-même qu'à Hussein. Cela ne tient pas car son nom n'a pas été mentionné dans le Coran. Celui de Zayd y est. Et si c'est par son appartenance parentale, cela a été abrogé par les mots d'Allah: Muhammad n'est pas le père de qui que ce soit parmi vous mais il est le messager d'Allah". (Mirza Ghulam, Malfoozate Ahmadiyya vol. 4 p.191)
  • "Oui ! Je suis supérieur à Hassan et Hussein et Dieu le montrera bientôt". (Roohani Khazain vol 1. )

Pire que cela, la déclaration du fils de Mirza Ghulam et le 2ème successeur qu'il a dite au cours d'un de ses sermons du Vendredi et publiée dans la revue qadiane Alfadl du 26/01/1926.

  • "Certainement mon père a dit : "100 Hussein sont dans sa poche". Le peuple comprit que cela signifiait qu'il est égal en mérites à 100 Hussein. Mais il disait plus que cela : "C'est-à-dire que le sacrifice que mon père faisait en une heure au service de l'Islam est meilleur que le sacrifice de 100 Hussein".
  • Dans la revue "Al Hakam" Mirza Ghulam publia : "Laissez vos querelles sur l'ancien Califat. Prenez le nouveau (celui de Qadian)".
  • "Les noms de Makkah, et Qadian sont mentionnés dans le Coran avec respect".
  • "Le Prophète Rassol-e-Akram (p.s.s.l.) n'est pas le dernier et l'ultime messager de Dieu". (Roohani Khazain vol 3, Izala-e-Auham p.320)
  • "Les Prophètes sont des menteurs". (Roohani Khazain vol 3, Izala-e-Auham p.320)
  • "Le Coran est le livre de Dieu ainsi que des paroles provenant de ma bouche". (Publicité du 15/03/1897)
  • "Le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a mal compris la signification de la Surah Alzilzal". (Roohani Khazain vol 3, Izala-e-Auham p.166-167)
  • "Qiyamah ou le jour du jugement dernier ne représente rien et le destin n'existe pas". (Roohani Khazain vol 3,Izala-e-Auhm p.2 Titre 1ère édition)
  • "La révélation n'a pas informé le prophète Muhammad (p.s.s.l.) à propos d'Ibn Maryam, du Dajjal, de khar-e-Dajjal, Yahoog Majooj et du Dabbatul Ard". (Roohani Khazain vol. 3, Izala-e-Auham, p.473.)
  • "Khar-e-Dajjal (l'âne de Dajjal) représente le chemin de fer, Dabbatul Ard sont les experts religieux. Et Dajjal représente les prêtres chrétiens". (Roohani Khazain vol. 3, Auham, p.365-366.)
  • "Harzat Maseeh (p.s.s.l.) était le fils de Youssef Najjar (Joseph le charpentier". (Roohani Khazain vol. 3, Izala-e-Auham, p.257)
  • "Braheen-e-Ahmadiyya est le livre de Dieu". (Roohani Khazain vol. 3, Izala-e-Auham, p.386)
  • "Les miracles mentionnés dans le saint coran sont des illusions". (Roohani Khazain vol. 3, Izala-e-Auham, p.506)
  • "Sans aucun doute nous l'avons révélé (le Coran à Qadian) et cela est mentionné dans le saint Coran". (Roohani Khazain vol. 3, Izala-e-Auham, p.140)
  • Je me considère comme une semence du Gouvernement britannique". (Roohani Khazain vol.13, p.350)
  • "Dès mon jeune âge jusqu'à maintenant que je suis âgé de 65 ans, je suis occupé d'un travail important ; celui de tourner les coeurs des musulmans vers l'amour, la bonne volonté et la sympathie pour le gouvernement britannique, et d'effacer l'idée du Jihad des coeurs des musulmans stupides". (Roohani Khazain vol.15, p.114)
  • "Le soleil ne se lèvera pas à l'Ouest". (Roohani Khazain vol.3, Izala-e-Auham p.376)
  • "Il n'y a pas de punition dans la tombe". (Roohani Khazain vol.3, Izala-e-Auham p.316)
  • "Tanasukh (la transmigration de l'âme-une croyance indienne) est vraie". (Sat Bachan, p.84)
  • "Le Saint Coran est rempli de mots grossiers". (Roohani Khazain vol.3, Izala-e-Auham p.115-117)
  • "Je déclare que je suis le messie attendu sur qui il y a des prédictions dans tous les livres saints, et qu'il apparaîtra dans les jours". (Roohani Khazain vol.17, Tohfa Golravia, p.295)
  • "Je suis Adam, je suis Noah, je suis Abraham, Je suis Isaac, je suis Jacob, je suis Ismael. Je suis Jesus, fils de Marie, je suis Muhammad". (Roohani Khazain vol.22, p.521)
  • "Et je sais que ces littératures ont affecté les gens dans ce pays, ainsi que ceux qui ont fait le serment avec moi, ils ont formé un jammat (Ahmadiyya) dont les coeurs sont remplis d'une vraie gentillesse à l'égard de ce gouvernement (anglais)". (Lettre au Gouvernement britanique par Mirza, Tablidh-e-Risalat vol.6 p.65)
  • "Sauf pour les enfants des prostituées dont les coeurs ont été scellés par Dieu, tout le monde me considère comme un prophète". (Aina-e-Kamalat-e-Islam, Roohani Khazain vol. 5 p.548)

 

 5. L'occident, l'Israël et le Qadianisme

 Lorsque les britanniques entrèrent en Palestine, Bashir Ahmad écrivit un texte dans lequel nous trouvons les termes de la franche collaboration entre Qadianis et Israéliens. "Aujourd'hui lorsque l'Israël est l'ennemi juré de tout le monde islamique, les qadianis ont une profonde affection et soutiennent la cause des Israéliens. Cela se justifie car nous sommes les ennemis de l'Islam et agents de l'impérialisme".

La mission Ahmadiyya en Israël est située à Haifa sur le mont Karmal. Ils ont une mosquée, un bureau, une bibliothèque, une école et un dépôt pour livres. La mission imprime un journal mensuel intitulé "Al Bushra" lequel est envoyé dans différents pays où la langue arabe est parlée. Beaucoup de travaux de Mirza Ghulam ont été traduits en arabe à Haifa.

En septembre 1986, en Angleterre les étudiants qadianis furent autorisés à célébrer à Bradford le fameux "Jour des Fondateurs Religieux". Ils rassemblèrent les représentants de cinq grandes religions; ce qui était inadmissible pour les musulmans de Bradford, c'est que les Qadianis passaient pour être les représentants de l'Islam.

Suivant les règles de leur modernisme le nom de la divinité hindoue, Rama fut béni de la même salutation (paix soit sur lui) que celle que les musulmans réservent aux grands messagers de Dieu, Muhammad, Moïse, Jésus etc.

En 1989, les missionnaires chrétiens en Ethiopie ont dépensé trente cinq millions de dollars pour publier et distribuer de la littérature qadiane gratuitement dans les pays de l'Afrique de l'Ouest.

La communauté juive offrit quant à elle une imprimerie à Mirza Tahir, le chef de la mission ahmadiyya, le jour de son anniversaire.

 

 6. Position des musulmans vis-à-vis du qadianisme

 La communauté musulmane rejette et refuse de considérer les qadianis comme musulmans. Pour eux, en se disant Ahmadis, ils trompent ainsi le monde non averti car ils passent pour être des musulmans à part entière et des disciples du prophète Muhammad (p.s.s.l) car Ahmad est un des noms du Prophète lui-même. Ils adoptent ce nom du fondateur Mirza Ghulam Ahmad, né en Inde à Qadian.

Le musulman rejette toute forme de soumission sauf celle à Dieu, le Tout-Puissant, et Créateur de l'univers. Et si le mouvement qadiani est né à l'instigation des maîtres coloniaux britanniques pour servir leurs desseins expansionnistes et colonialistes, les musulmans comprennent d'emblée à quel point, il est de nature anti-islamique. Tel est le mouvement qui a semé la division au sein de la communauté musulmane de l'Indo-Pakistan d'alors.

Mirza Ghulam Ahmad Qadiani qualifié de faux prophète eut alors tout le soutien possible pour s'implanter au sein de la communauté musulmane sous le manteau de l'Islam et "millat" musulman.

Ainsi pour les musulmans, le qadianisme a été créé pour des objectifs impérialistes dont entre autres :

  • effacer les enseignements du Prophète Muhammad dans les coeurs des musulmans,
  • briser la fraternité, l'amour, la sympathie et le secours entre personnes partageant le même idéal,
  • combattre l'esprit du Jihad...

Le credo de la foi islamique "un seul Dieu", le respect de la tradition prophétique, l'attachement en un seul livre, l'amour du sacrifice et le refus de l'abnégation constituaient en soi une résistance à l'imposition d'une culture anti-islamique.

La colonisation britannique, quant à elle, tenait à dominer les corps et les esprits. Il ne restait pour eux, d'autre alternative que d'appliquer la loi de "diviser pour régner".

C'est ainsi que le mouvement Ahmadiyya, Qadianisme et ses membres ont été déclarés comme apostats, des non-musulmans, des non-croyants par toutes les nations islamiques du monde.

 

BIBLIOGRAPHIE

1. Ehsan Elahi Zaheer ; Qadiyaniat an analytical survey; p.361 Idara Tarjuman-Al Sunnah, 4è édition 1976.

 2. Syed Rashid Ali/Syed Abdul Hafeez Shah, Al Fatwa International, 1995-1996.

 3. Nadawi, Maudood, Kudr Hussein; Three essays on Qadianism.

 4. Afama Muhammad Traore; Save Muslim Africa from clutches of Qadianism Apostasy.

 5. Ghulam Ahmad Qadiani, Arbain

 6. Ghulam Ahmad Qadiani, Izalat-ul-Auham.

7. Ghulam Ahmad Qadiani, Roohani Khazain

 


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